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Scrubs – Perry COX : Cynique à souhait

13 mai 2010 1 commentaire

Vous pourrez en parcourant ce blog, prendre connaissance de descriptions et d’analyses de personnages phares des séries abordées.

Commençons dès à présent non pas avec JD, auquel je réserve bien évidement une place toute particulière sur ce blog et dont vous pourrez admirer sous peu la présentation, mais avec son mentor le docteur Perceval Ulysse COX (plus couramment appelé Perry), chef des internes et botteur fessier officiel du chef de service Bob KELSO. Monsieur COX donc, nous gratifie à chaque épisode de tirades rondement menées, toutes emplies d’un humour délicieusement cru, narcissique et tranchant, harmonieusement agencé dans une verve qui en essoufflerait plus d’un. Et comme un exemple vaut bien souvent mieux qu’un long discours, j’ai sélectionné pour vous quelques unes de ces fumantes paroles…

Sachez que la réserve de patience dont j’ai hérité en naissant est comme votre virginité. Vous pensiez la garder à jamais. Jusqu’à cette nuit où effondrée par les affres de votre adolescence vous pleuriez sur vous même. Votre pote Kevin – qui ne voulait que des relations amicales avec vous – passa par la avec sous le bras un exemplaire de « autant on emporte le vent » et une bouteille de rhum et baDABOUMMMMMM ouah elle s’est envolée pour toujours… Comme ma patience aujourd’hui.

Ce personnage, bien que profondément cynique, misanthrope et sadique, se différencie d’un Dr House par son attention et son dévouement à ses patients. En effet, comme le souligne JD, « même après 20 ans de ce métier de médecin quand les choses vont mal, il trouve les choses toujours aussi dures. »

Outre une incontestable sagesse, il vous arrivera d’entrevoir ça et là à travers ce cynisme une pointe d’émotion lorsqu’il partage avec JD son ressenti, souvent teinté d’un pragmatique fatalisme, concernant la fragile frontière délimitant la vie et la mort. Ce ressort émotionnel est la conséquence d’un non-dit ; cet egocentrique affiché ressent en effet pour son protégé une admiration et une tendresse quasi paternelle que l’on ne perçoit qu’en de rares occasions, et qui donnent lieu aux épisodes les plus touchants…

Mais que serait donc ce personnage admirablement construit sans un bon casting ? Et bien que l’assistance se rassure : je puis assurément affirmer que ce dernier est une réussite ! Derrière le docteur COX se cachent en effet des yeux exorbités de colère, un rictus (un sourire ?) significatif, un ton monocorde et un débit de paroles défiant toute concurrence. Ajoutez à cela une gestuelle à la fois déjantée et terrifiant, magnifiant encore un peu plus ce rôle capital, et vous obtiendrez le parfait John C. McGinley, qui jouit déjà d’une filmographie plus qu’honorable (Se7en, Platoon, Né un quatre juillet, Wall Street, …).

Scrubs: la série parfaite ?




-     DIS CAWPAIN… C’EST QUOI SCRUBS ?

J’ai souvent répondu à cette question par une phrase des plus simples : « File-moi une clé USB, regarde, savoure et reviens me supplier à genoux pour avoir la saison suivante ».

-     CA ME DIT PAS CE QUE C’EST, GROS MALIN…

Bon. Et bien… Par où commencer ?

Scrubs est une série dont le scénario utilise le milieu hospitalier, et plus précisément un hôpital privé des Etats-Unis : le « Sacred Heart », où nous allons suivre les premiers pas de jeunes internes dans l’impitoyable monde de la médecine. Parmi ces int…

-     WOWOW ! JE TE COUPE TOUT DE SUITE : LES SERIES HOSPITALIERES ? C’EST BON J’AI DEJA DONNE !

Comme le disait ma maman (et je ne doute pas un seul instant que vous y ayez eu droit également) : « T’as même pas gouté ! »

Je profite de cette opportunité qui m’est offerte pour remercier – ironiquement vous l’aurez compris – les Grey’s Anatomy, Urgences et autres immondices télévisées pour avoir totalement décrédibilisé les séries hospitalières, bâtissant inlassablement leurs scénarii (oui, ne vous en déplaise, le pluriel de scénario peut-être scénarii) sur le coté dramatique. Qu’il soit bien clair une fois pour toutes que Scrubs n’est en rien à classer parmi celles-ci.

En effet, là où lesdites séries hospitalières se contentent souvent de l’utilisation d’un à deux registres cinématographiques (le drame, l’amour, le comique, le sexe, la tragédie, la morale, et j’en passe), Scrubs, grâce au génie de Bill LAWRENCE (son réalisateur), utilise tout ça à la fois, mêlant difficultés professionnelles, épanouissement personnel des principaux personnages, leçons de vies et humour.

Cet humour, parlons-en justement !, car il constitue bien l’originalité de la série. Grâce à un casting particulièrement fameux, Scrubs jouit d’un humour très visuel (en particulier lors des  « rêves éveillés » du personnage principal, JD, qui associe à une situation réelle une alternative loufoque et totalement décalée). Mais, comme si la puissance du comique de geste n’était pas suffisante, le scénariste n’a pas oublié les amateurs d’un humour plus cru, froid, narcissique, dotant le héros d’un mentor (dont je reparlerai certainement) aux tirades cinglantes et dévastatrices…

Notons également les prouesses techniques de tournage. En effet, la justesse et la finesse d’enchainement des plans ne laissent aucunement penser qu’ils n’ont été réalisés qu’avec une seule caméra, ce qui pourtant est bel et bien le cas.

-     ET LES ACTEURS DANS TOUT CA ?

Aux antipodes des séries « sitcom avec rires atypiques en fond sonore » dont le jeu d’acteurs vous rappelle étrangement le spectacle de fin d’année de votre nièce (oui, vous savez, celle qui habite au fin fond de la Bosse !), se trouve un casting de choix, interprétant merveilleusement bien des rôles aussi complexes que différents. Scrubs, vous l’aurez compris, aura préféré cette alternative. Et n’allez pas croire que mon jugement (qui, certes, n’engage que moi) n’est pas objectif ! Ainsi en attestent les nombreuses nominations de la série aux Emmy Awards et aux Golden Globes.

Question doublage, maintenant (car oui c’est important), on peu sans conteste se féliciter de notre compréhension parfaite de la langue française car c’est un régal. Scrubs a d’ailleurs été élu par le magasine « Télé 7 jours » comme étant l’un des meilleurs doublages français d’une  série anglophone. J’irai même jusqu’à dire que la version française rend mieux que la version originale, chose exceptionnelle qui nous fait bien vite oublier le massacre que fût la (pourtant excellente) série Friends, lors de sa traduction.

-     UN VRAI  SCENARIO, DE VRAIS ACTEURS . ET POURQUOI PAS DE LA MUSIQUE AUSSI ?

Et bien là encore, parlons-en de la musique. Elle occupe une place très importante tout au long des huit saisons qui composent la série (oui, vous avez bien lu « huit saisons ». Aurais-je omis ce détail ?). Parmi les acteurs figurent un quatuor masculin de génie  (The Blanks, auxquels nous consacrerons prochainement un billet tout dédié sur ce blog), et Colin Hay, qui fait une apparition dans le premier épisode de la seconde saison intitulé « My Overkill », avec une chanson du même nom, merveilleusement bien interprétée.

Vous êtes amateur de musique pop rock ? Attendez-vous à être servis, avec une bande son regroupant les éminents ColdplayKeaneTotoU2Queen, Gary, Jules, George Michael, The ShinsVillage PeopleJames BrownElton John et autres Coral…

-     BON, ET CETTE CLE USB ? TU PEUX ME LA FAIRE POUR QUAND ?

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